Page 96 - Rapport annuel du COR 2016 « Evolutions et perspectives des retraites en France »
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Rapport annuel du COR – Juin 2016
en tant que déterminants du montant des pensions : la partie de la durée de carrière qui est
inférieure à cette durée de référence impacte directement le montant des pensions dans les
régimes de base, au travers du coefficient de proratisation, alors que ce n’est pas le cas de la
partie qui lui est supérieure – laquelle peut, en revanche, jouer au travers de l’éventuel
coefficient de surcote.
Parmi les retraités de la génération 1946, l’essentiel de l’écart de durée validée entre les
femmes et les hommes provient de durées inférieures à celles d’une carrière complète98. Ce
résultat traduit notamment la plus grande proportion de carrières complètes parmi les hommes
pour la génération 1946 : 78 %, contre seulement 58 % parmi les femmes99. L’écart entre les
femmes et les hommes s’est toutefois réduit puisque la proportion de carrières complètes
parmi les femmes a augmenté rapidement (elle était de 40 % pour la génération 1926 et de
49 % pour la génération 1940), tandis que celle des hommes a peu varié, oscillant entre 70 et
78 %.

98 Les carrières incomplètes (définies ici par un coefficient de proratisation inférieur à 100 %) expliquent 90 %
de l’écart entre le coefficient de proratisation moyen des femmes et celui des hommes. Calcul effectué par le SG-
COR d’après l’EIR 2012 (voir le document n° 6 de la séance du COR du 13 avril 2016).
99 Proportions calculées sur l’ensemble des retraités de droit direct résidant ou non en France.

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