Page 80 - Rapport annuel du COR 2016 « Evolutions et perspectives des retraites en France »
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Rapport annuel du COR – Juin 2016

Figure 2.26 – Taux de cotisation moyen pour la retraite sur l’ensemble de la carrière
pour le cas type de non-cadre du privé (cas type n° 2 du COR)

30%
25%
20%
15%
10%

5%
0%
en % du salaire moyen de carrière
1940
1950
1960
1970
1980
1990

CNAV ARRCO

Lecture : pour la génération 1954, le taux de cotisation est, en moyenne sur l’ensemble de la carrière, de
24,1 %.
Note : parts salariale et patronale. La cotisation à l’ARRCO est calculée au taux moyen (légèrement supérieur
au taux minimal obligatoire : par exemple, taux effectif – y compris taux d’appel – de 8,25 % au lieu de 7,63 %
en 2014).
Source : DREES, modèle CALIPER.

Rappelons que les taux de cotisation légaux ne donnent qu’une vision partielle des
contributions financières des assurés au système de retraite, car ces contributions peuvent
passer par d’autres canaux que les cotisations d’assurance vieillesse : part de la CSG affectée
au système de retraite, ITAF, etc. En toute rigueur, il serait pertinent de calculer un indicateur
de taux de contribution moyen par génération au sens large, incluant toutes les contributions
assises sur les revenus d’activité en plus des cotisations sociales pour les régimes de retraite67.

ii) Les durées de carrière

La notion de durée de carrière à considérer pour apprécier l’équité entre les générations peut
se définir de différentes manières, selon le statut que l’on accorde aux diverses périodes de
non-emploi survenant aux âges d’activité. Deux approches peuvent notamment être
considérées : une approche de la carrière comme composante du cycle de vie, qui conduit à
calculer sa durée comme la différence entre un âge de début de carrière (âge de fin d’étude,
âge d’entrée sur le marché du travail, âge de première validation d’un trimestre de retraite,
etc.) et un âge de fin de carrière (âge de cessation définitive d’emploi, âge de départ à la
retraite, etc.), et une approche à partir des durées effectives, qui peut conduire à diverses
mesures (durée effective en emploi, durée cotisée pour la retraite, durée validée tous régimes,
etc.).

Chaque définition présente des limites, de sorte que le choix de l’une ou l’autre de ces
mesures de la durée de carrière est sujet à discussion68. Or, ce choix traduit en premier lieu

67 Cette analyse est réalisée, par exemple, dans une étude publiée par l’INSEE (voir Dubois Y. et Marino A.
(2015), « Indicateurs de rendement du système de retraite français », INSEE, Document de travail de la DESE
n° G2015/02).
68 Le fait qu’une génération a cotisé moins longtemps que les autres ne signifie d’ailleurs pas de façon évidente
que cette génération est relativement avantagée (voir le document n° 12 de la séance du COR du 26 mars 2014 et
le document n° 6 de la séance du COR du 13 avril 2016).

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