Page 77 - Rapport annuel du COR 2016 « Evolutions et perspectives des retraites en France »
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Rapport annuel du COR – Juin 2016

entre les générations 1960 et 1970). Les durées de retraite croîtraient à nouveau parmi les

générations les plus jeunes, sous l’effet des gains d’espérance de vie supposés en projection et
dans le contexte où la durée d’assurance requise pour le taux plein serait stabilisée à 43 ans
conformément à la législation actuelle.

Figure 2.24 – Durée de retraite en nombre d’années

Moyennes par génération Cas type de non-cadre du privé

(départ à la retraite au taux plein au régime général sans décote
ni surcote)

32 32

31 31

30 30

29 29
en années
en années
28 28

27 27

26 26

25 25

24 24

23 génération 23 génération
22 22

1930
1935
1940
1945
1950
1955
1960
1965
1970
1975
1980
1985
1990
1930
1935
1940
1945
1950
1955
1960
1965
1970
1975
1980
1985
1990

Scénario central de mortalité Scénario central de mortalité
Variante de mortalité haute Variante de mortalité haute
Variante de mortalité basse Variante de mortalité basse

Note : l’espérance de vie est calculée par génération, comme : 60 + espérance de vie à 60 ans (selon l’hypothèse
que l’assuré atteint l’âge de la retraite, et ne décède donc pas avant 60 ans). Les scénarios de mortalité des
projections démographiques de l’INSEE sont extrapolés sous l’hypothèse d’une poursuite de la baisse de la
mortalité au-delà de 2060. Pour le cas type, l’âge de départ à la retraite correspond à un départ au taux plein
au régime général sans décote ni surcote, éventuellement dans le cadre du dispositif de retraite anticipée pour

carrière longue (générations 1952 à 1967).

Champ : retraités de droit direct, résidant en France, hors effets du compte pénibilité.

Sources : DREES, modèle CALIPER (cas type) et modèle ANCETRE (moyenne par génération) ; INSEE,
projections de population 2007-2060 ; projections COR – juin 2016.

La comparaison des durées de retraite entre générations éloignées a cependant une portée

limitée car les espérances de vie peuvent différer de plusieurs années. Cette considération a
conduit le Conseil à retenir, pour le suivi de l’objectif d’équité au regard de la durée de
retraite, des indicateurs de durée de retraite relative plutôt qu’absolue. C’est la durée de
retraite en proportion de l’espérance de vie qui est retenue ici comme indicateur de durée de
retraite relative63.

L’appréciation que l’on peut porter sur l’équité entre les générations au regard de la durée de
retraite relative dépend de la façon d’interpréter la notion de « stabilisation ». À partir de la
génération née en 1943 (c’est-à-dire celle qui a 60 ans au moment de la réforme de 2003,
lorsque l’objectif de stabilisation a été formulé), il y aurait bien stabilisation au sens de
« fluctuations restant à l’intérieur d’une fourchette d’ampleur relativement réduite » : la durée

de retraite relative moyenne resterait dans une fourchette de variation de +/- 3 à 4 % autour de

sa valeur moyenne entre les générations 1943 et 1990, avec un maximum pour la génération

63 Afin de conserver une certaine cohérence entre les différents indicateurs relatifs à l’équité, il est proposé de
présenter, comme pour le rapport annuel de juin 2015, la durée validée et la durée de retraite toutes deux
rapportées à la durée de vie. Il est possible, en rapportant ces deux indicateurs relatifs, d’estimer le ratio [ durée
de retraite / durée validée ]. Par ailleurs, il a été choisi, pour ne pas complexifier la démarche, de ne pas présenter
un indicateur alternatif, dit d’« effort de durée de carrière » (voir document n° 6 de la séance du COR du
13 avril 2016).

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