Page 26 - Rapport annuel du COR 2016 « Evolutions et perspectives des retraites en France »
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Rapport annuel du COR – Juin 2016

Figure 1.13 – Taux de croissance annuels de la productivité horaire du travail
observés puis projetés

5%

4%

évolution annuelle (en %)3%
1991
19932%
1995
1997
1999
2001
2003
2005
2007
2009
2011
2013
2015
2017
2019
2021
2023
2025
2027
2029
1% année
0%

-1%

Observé Hypothèses de projection (scénario 2%)
Hypothèses de projection (scénario 1,8%) Hypothèses de projection (scénario 1,5%)
Hypothèses de projection (scénario 1,3%) Hypothèses de projection (scénario 1%)

Note : par rapport aux données publiées l'an dernier, la croissance annuelle de la productivité a été modifiée
pour certaines années du fait du changement de base des comptes nationaux (passage de la base 2005 à la base
2010). En particulier, le PIB a été revu à la hausse, notamment en raison du traitement en investissement des
dépenses de recherche-développement. Après 2035, la croissance de la productivité du travail est supposée
constante jusqu’en 2060 dans tous les scénarios et variantes.
Sources : comptes nationaux INSEE ; hypothèses COR 2016.

La croissance du PIB correspond à la somme de la croissance de la productivité apparente du
travail par tête et de celle de l’emploi (ou de la population active, lorsque le taux de chômage
est stable). Sous les effets de la crise, le PIB est actuellement inférieur à son niveau potentiel,
c’est-à-dire celui qui pourrait être atteint compte tenu du stock de capital en place et de la
main d’œuvre disponible, sans provoquer de poussée inflationniste. La différence entre le PIB
effectif et le PIB potentiel, ou « output gap » (écart de production), qui est donc négatif,
renseigne sur la capacité de rebond de la croissance économique20.

À partir de 2021, l’output gap est supposé se refermer à un rythme similaire à celui des
projections de juin 2015 et deviendrait nul entre 2025 et 2027. Entre 2020 et 2030, le rythme
annuel moyen de croissance du PIB serait relativement élevé, compris entre 1,7 % et 2,3 %
selon les scénarios économiques, sous l’effet conjugué de la baisse supposée du taux de
chômage et de la réduction de l’output gap. L’importance de ce rebond dépend donc entre
autres de l’estimation de l’output gap, sur laquelle le Haut Conseil des finances publiques a
émis des réserves21. À plus long terme, le PIB augmenterait à un rythme annuel moyen
compris entre 1,1 % et 2,1 %, selon les scénarios économiques.

20 Voir le tableau 1.10.
21 Selon son avis n°2016-01, le Haut Conseil des finances publiques remarque que « la croissance potentielle
présentée par le gouvernement lui paraît surévaluée, en particulier en 2016-2017, et le maintien d’un écart de
production important tout au long de la période peu vraisemblable ».

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