Page 24 - Rapport annuel du COR 2016 « Evolutions et perspectives des retraites en France »
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Rapport annuel du COR – Juin 2016

Figure 1.11 – Taux de chômage observé puis projeté

11,0

en % de la population active9,0
1975
19807,0
1985
1990
1995
2000
2005
2010
2015
2020
2025
2030
2035
5,0
année

3,0

Observé (France métropolitaine) Observé (métropole + DOM)
Projection tous scénarios 7% Projection Variante 4,5%
Projection Variante 10%

Note : moyenne des taux de chômage trimestriels (corrigés des variations saisonnières) de chaque année. Après
2035, les taux de chômage sont supposés constants jusqu’en 2060 dans tous les scénarios et variantes.
Champ : population des ménages ordinaires, personnes âgées de plus de 15 ans. Le taux de chômage en
projection correspond au champ géographique de la France métropolitaine.
Sources : INSEE, enquête Emploi ; hypothèses COR 2016.

b) Les gains de productivité et la croissance des revenus d’activité

En projection, il est supposé que la durée moyenne travaillée est stable et qu’à l’exception des
toutes premières années, le revenu d’activité moyen augmente au rythme de la productivité du
travail.

Liens entre croissance de la productivité du travail et croissance des revenus d’activité

La productivité horaire apparente du travail rapporte la richesse créée, mesurée par le PIB ou
la valeur ajoutée, au volume horaire de travail affecté à la production. La productivité
apparente du travail par tête est calculée de façon analogue, en considérant le nombre de
personnes en emploi et non le volume horaire de travail. Lorsque le nombre d’heures
travaillées par personne en emploi est stable, les productivités apparentes du travail par heure
travaillée et par tête évoluent au même rythme ; on les qualifie alors de productivité apparente
du travail ou productivité du travail.

La masse des revenus d’activité correspond à la part de la richesse créée qui revient au travail
(l’autre part revenant au capital). En projection, excepté les toutes premières années, le
volume d’heures travaillées et le partage de la richesse créée entre capital et travail sont
supposés stables ; le revenu d’activité moyen par tête évolue alors comme la productivité du
travail. À partage capital/travail inchangé, si le temps de travail des personnes en activité était
supposé diminuer, le revenu d’activité moyen par tête augmenterait moins que la productivité
horaire, et inversement si le temps de travail était supposé augmenter.

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