Page 16 - Rapport annuel du COR 2016 « Evolutions et perspectives des retraites en France »
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Rapport annuel du COR – Juin 2016

Compte tenu du caractère légèrement bruité de l’indicateur (c’est-à-dire se traduisant par des
variations d’une année à l’autre qui ne sont pas toutes significatives), ainsi que de la faible
différence à court terme entre les trois scénarios de mortalité examinés par l’INSEE
(projection en 2010 à partir des valeurs observées jusqu’en 2007), aucun scénario n’apparaît
devoir être privilégié par rapport aux autres.

Figure 1.3 – Espérance de vie instantanée à 60 ans observée puis projetée

Femmes Hommes
29 24

28 23

en année
en année
27 22

26 année 21 année

25 2005 2010 2015 2020 20 2005 2010 2015 2020

2000 2000

Projections : scénario central Projections : scénario central
Projections : mortalité haute Projections : mortalité haute
Projections : mortalité basse Projections : mortalité basse
Observé (provisoire) Observé (provisoire)
Observé (définitif) Observé (définitif)

Note : la hausse de l’espérance de vie est supposée se prolonger jusqu’en 2060 ; à cette date, les espérances de
vie instantanées à 60 ans atteignent 32,3 ans pour les femmes dans le scénario central (respectivement 34,3 ans
dans le scénario de mortalité basse et 30,3 dans le scénario de mortalité haute) et 28 ans pour les hommes
(respectivement 30,1 ans et 26,2 ans).
Champ : France métropolitaine.
Sources : INSEE, bilan démographique 2015 et projections de population 2007-2060.

Les évolutions de l’espérance de vie à 60 ans jouent à double titre parmi les hypothèses de
calcul des indicateurs suivis par le COR : d’une part, pour les indicateurs de situation
financière, en tant que déterminant du nombre de retraités, et donc des masses de prestations ;
d’autre part, pour les indicateurs de durée de retraite des assurés. Dans ce dernier cas, c’est
toutefois l’espérance de vie à 60 ans calculée par génération (non représentée ici) qui est
pertinente8. Compte tenu de l’hypothèse en projection de poursuite de la diminution de la
mortalité, celle-ci est plus élevée que l’espérance de vie instantanée observée lorsque la
génération a 60 ans : par exemple, l’espérance de vie de la génération 1950 serait de 26,9 ans
(hommes et femmes confondus) selon le scénario central de l’INSEE, soit deux ans de plus
que l’espérance de vie à 60 ans de l’année 2010 (24,8 ans).

8 L’espérance de vie d’une génération est calculée à partir des probabilités de décès observées puis projetées
année après année pour cette génération. Pour projeter les indicateurs d’équité entre les générations (voir la sous-
partie 2.3), il convient de projeter l’espérance de vie des générations qui partiront à la retraite autour de 2060, ce
qui nécessite d’aller au-delà de l’horizon des projections démographiques de l’INSEE. Trois scénarios sont
retenus : le scénario central et celui de mortalité basse de l’INSEE sont prolongés par extrapolation des
évolutions au-delà de 2060 (donc sous l’hypothèse que la diminution de la mortalité projetée jusqu’en 2060 se
poursuive au même rythme au-delà de cette date), tandis que le scénario de mortalité haute (c’est-à-dire
d’espérance de vie basse) est prolongé sous l’hypothèse alternative de stabilisation de la mortalité, et donc
d’arrêt des gains d’espérance de vie, après 2060. Voir le document n° 2 de la séance du COR du 26 mars 2014.

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