Créé en mai 2000, le Conseil d'orientation des retraites est une instance pluraliste d'expertise et de concertation, indépendante et placée auprès du Premier ministre. Il est chargé d'analyser et de suivre dans la durée les évolutions des régimes de retraite, et de faire des propositions.
Après son premier rapport (2001), il a poursuivi ses travaux, conformément aux missions qui lui sont confiées, et qui sont inscrites désormais dans la loi du 21 août 2003.
La spécificité du deuxième rapport du COR
Le premier rapport du Conseil d'orientation des retraites, remis en décembre 2001(1), a permis l'expression d'un diagnostic partagé sur les besoins de financement des régimes de retraite et la nécessité d'une réforme. Sans proposer de réformes clés en mains, il a analysé et chiffré l'impact des différents leviers de rééquilibrage des régimes, pris en compte les aspects sociaux de ces questions, et formulé des propositions pouvant structurer la préparation d'une réforme.
Ce deuxième rapport est nécessairement de nature différente :
Intervenant après la réforme importante de 2003, il doit, naturellement, en présenter le contenu, rendre compte des principaux éléments du débat qu'elle a suscités, et en présenter des premières évaluations chiffrées, tout en actualisant, bien entendu, les évolutions de la situation de l'assurance vieillesse, de l'emploi et des pensions depuis 2000. Tel est l'objet de sa première partie.
Organisme permanent, le Conseil d'orientation des retraites a poursuivi ses travaux depuis la remise de son premier rapport. Il présente ici ses analyses et des orientations sur deux questions(2), de nature totalement différente, mais dont l'approfondissement lui a paru essentiel dans une période où le contexte dans lequel les régimes évoluent change fortement.
- La mise en œuvre d'un véritable droit à l'information des assurés en matière de retraite, considérée dès le premier rapport du Conseil comme un objectif essentiel à atteindre est inscrite désormais dans la loi du 21 août 2003. Les travaux conduits sur ce sujet par le Conseil tout au long de l'année 2003, ainsi que ses propositions sont exposés dans la deuxième partie du rapport ;
- L'observation des systèmes étrangers de retraite et de leurs réformes est un exercice difficile, mais indispensable et riche d'enseignements pour notre propre démarche. La troisième partie du rapport procède à l'étude des systèmes de retraite de six pays et à une réflexion transversale. Elle analyse aussi les modes d'intervention communautaire dans le domaine des retraites et les questions qu'ils soulèvent.